Tout d’abord, les nouveaux services d’autonomie à domicile (SAD) peuvent être soumis à deux types d’agréments : l’un leur permet d’effectuer des actes de soins, l’autre non. Dans ce dernier cas, les SAD doivent coopérer avec des infirmiers pour assurer la réalisation des soins.
Concernant la délégation d’actes d’un médecin vers un infirmier, le décret de compétences et la nomenclature des infirmiers évoluent régulièrement. Ce sera notamment le cas en 2026, les textes d’application de la loi infirmière du 27 juin 2025 et le cadre conventionnel étant toujours en attente. En dehors de l’évolution du champ de compétence des infirmiers, des délégations d’actes sont possibles mais doivent être encadrés par le biais de protocoles de coopération qui doivent être déclarés sur la plateforme Démarches Simplifiées.
En ce qui concerne la délégation d’actes par un infirmier à un aide-soignant ou à un auxiliaire de puériculture, cela est possible dans le cadre d’actes de soin de la vie courante.
Par ailleurs, il est parfois possible pour un infirmier ou un médecin de déléguer certains actes à un tiers désigné par le patient, notamment lorsqu’il est durablement empêché de réaliser ces actes en raison de son handicap. Dans ce cas, le professionnel de santé doit assurer la formation du patient et de l’aidant.
Enfin, lorsqu’il y a délégation de soins d’un hôpital vers un SAD, une convention doit être signée entre les deux structures pour formaliser cette coopération.